Why Public Relations Is a Work of Translation

Quatre maisons, quatre responsables RP, une même difficulté : faire comprendre une intention à ceux qui ne la reçoivent pas de la même façon.

October 28, 2026 4 min read 9 views

À l’occasion de la Summer Party de The PR Club, à l’InterContinental Genève, nous avons posé les mêmes questions à quatre responsables des relations presse. Quatre maisons différentes, quatre parcours, quatre façons de raconter le métier. Et pourtant, la même difficulté revient dans chaque réponse : il ne s’agit jamais seulement de dire quelque chose, mais de le rendre compréhensible par quelqu’un d’autre.

Un métier de lien avant d’être un métier de message

Caroline Kulko, experte en relations médias — série Les Voix, The PR Club x 360 Lux Agency

Interrogée sur ce qui la passionne encore après tant d’années, Caroline Kulko, experte en relations médias, ne parle ni de campagnes ni de retombées. Elle parle de personnes. Des sujets qui ne se ressemblent jamais, des personnalités qui changent, des avis tranchés qu’il faut comprendre avant de pouvoir les accompagner.

Une partie de son travail consiste à rassurer : convaincre un expert, parfaitement légitime sur son sujet, qu’il est la bonne personne pour en parler. L’autre consiste à mettre en relation des gens qui ne se seraient jamais croisés. Ni l’une ni l’autre ne s’écrit dans un communiqué.

Traduire une intention, pas imposer une vision

Virginie Poirel, responsable RP chez Jaeger-LeCoultre — série Les Voix

Chez Jaeger-LeCoultre, Virginie Poirel, responsable RP, désigne le point le plus exigeant de son métier : concilier les contraintes du siège, celles du marché et les attentes des clients. Trois interlocuteurs qui ne définissent pas le succès de la même façon.

Dans l’horlogerie, l’exercice est d’autant plus délicat que les clients connaissent souvent les maisons et leurs créations mieux que quiconque. L’approximation ne passe pas.

Ce travail n’est pas un arbitrage, c’est une traduction : comprendre une intention, puis trouver comment l’exprimer pour qu’elle soit reçue dans un autre contexte. Tenir une ligne ne consiste pas à imposer une vision, mais à la rendre lisible par chacun.

Encore faut-il avoir quelque chose à dire

Morgane de Geer, responsable des relations presse chez Club Med — série Les Voix

Morgane de Geer, responsable des relations presse chez Club Med, situe la différence ailleurs : dans le moment où une marque cesse de parler d’elle-même pour raconter quelque chose qui mérite l’attention d’un lecteur. Dénicher le bon sujet, celui qui rend la marque désirable auprès de son cœur de cible, demande autant de stratégie que de sensibilité.

Elle résume le métier en trois mots : désirabilité, responsabilité, stratégie. Et insiste sur une évolution récente : les relations presse doivent aujourd’hui démontrer leur impact, leurs indicateurs, leur contribution au business. La visibilité ne suffit plus, il faut en prouver la valeur.

Ce qui l’inspire, enfin, ce ne sont pas des marques en particulier, mais celles qui possèdent un vrai savoir-faire, savent le raconter, et ne surjouent rien.

Parler à une génération qui n’a pas connu la maison

Clarisse Dumont-Girar, responsable RP chez Baume & Mercier — série Les Voix

Chez Baume & Mercier, Clarisse Dumont-Girar, responsable RP, désigne un autre défi : s’adresser à la Gen Z. Non pas parce que cette génération rejetterait les maisons chargées d’histoire, mais parce qu’elle est moins réceptive à celles qui lui parlent comme à une cible.

Les canaux changent en permanence, l’influence et les réseaux sociaux ont pris une place que l’horlogerie, industrie traditionnelle, n’avait pas anticipée. L’enjeu n’est pas de réécrire deux siècles d’histoire, mais de trouver de nouvelles façons de la faire vivre.

Ce que cela change pour votre communication

Quatre métiers, quatre maisons, une même mécanique. Avant de choisir un angle ou un format, trois questions permettent d’avancer : ce que la marque souhaite préserver et transmettre, ce qui compte réellement pour ses clients, et la façon dont cette prise de parole sera reçue sur le marché concerné.

Ces trois réponses coïncident rarement. Les faire apparaître tôt, c’est se donner les moyens de construire un message dont chaque choix peut être expliqué et défendu. Une bonne communication commence bien avant le message : dans l’alignement des personnes.

À Genève et en Suisse romande, où les réseaux sont resserrés et où la parole circule vite, cet alignement se voit immédiatement. Une marque solide ne repose pas sur un beau logo, mais sur des personnes qui racontent la même histoire.

Parlons de votre marque

Chez 360 Lux Agency, nous travaillons avec des marques de Genève et de Suisse romande qui veulent être vues, comprises et choisies. Si cet article fait écho à une question que vous vous posez, écrivez-nous. Nous répondons sous 48 heures.

Une série d’interviews réalisée par 360 Lux Agency, en collaboration avec The PR Club.